esge Administrator
    

Status: Offline Registriert seit: 03.01.2007 Beiträge: 642 Nachricht senden | Erstellt am 31.01.2007 - 09:58 |  |
traduit par Anatole et Patrice
Lilienthals Traum
"Lilienthals Traum" in Leuchtfeuer - 1996
Originaltext - les paroles allemandes
Il sait que son voyage se termine ici,
Sur ce lit de camp, dans ce wagon, il ne s'y est jamais trompé.
Le médecin et Gustav chuchotent et c'est de lui qu'ils parlent,
Venus à Stölln pour le ramener à Berlin.
Les roues résonnent sur les rails, et bientôt des images remontent du passé :
La mère au piano, on entend au loin la "Rêverie" de Schumann,
Anklam, la maison familiale, l'école, échec et contrainte,
Caché des jours entiers avec Gustav dans des prés l'été
À observer le vol des cigognes semblant échapper à la gravité,
Leur ascension, leur vol plané, comprendre et se douter :
Tu peux voler, oui, tu peux !
Laisse le vent te porter,
Déploie les ailes et tu verras :
Tu peux voler, oui tu peux !
Les premiers essais de vol moqués par les villageois.
Pour échapper aux railleurs, il ne les entreprend seulement qu'à la nuit.
Une nouvelle construction, une nouvelle expérience de vol,
Les chiffres 4771, son premier brevet !
Agnès devant la maison, dans le jardin, dans sa longue robe noire,
Agnès débordante de joie de vivre, Agnès toute de chaleur humaine.
Ensuite les dimanche en plein air avec les enfants à Windmühlenberg,
Voir le monde en vol comme le voient les oiseaux,
Sur de gigntesques ailes de saule recouvertes de coton.
Eté 1891 et maintenant il y arrivera !
Tu peux voler, oui, tu peux !
Laisse le vent te porter,
Déploie les ailes et tu verras :
Tu peux voler, oui tu peux !
Comme les barres grincent, comme le vent chante dans les fils de fer tendus,
Comme l'aile se balance doucement telle celle d'un aigle au-dessus de l'horizon,
Comme les fluctuations de l'air bercent sa machine volante !
Ses jambes sont tout engourdies, depuis combien de temps déjà est-il ainsi ?
Le docteur vient de Rhinow, et il dit qu'un coup violent
A heurté la troisième vertèbre, qu'est-ce que cela peut bien signifier ?
Qu'est-ce que ressentira Agnès et les enfants quand ils l'apprendront ?
Agnes a toujours été inquiète, jamais tranquille l'année durant.
On ne peut pas expliquer cet appel, on doit le ressentir soi-même :
Trois pas dans le vide et le sentiment de bonheur de flotter !
Tu peux voler, oui, tu peux !
Laisse le vent te porter,
Déploie les ailes et tu verras :
Tu peux voler, oui tu peux !
Un bon vent d'est ce dimanche en août.
Déjà le premier vol l'entraîne loin dans la vallée, un vrai plaisir !
Le deuxième l'emmenera encore plus loin. Tout d'un coup, il s'élève à pic,
S'immobilise presque, jambes et buste partent en avant,
Le vent tourne, ne maîtrise plus l'appareil,
Qui verticalement tombe du ciel sur terre.
Le chute, il ne peut plus la parer, son déroulement est incontrôlable,
Dans un fracas il s'écrase l'aile droite la première.
Était-ce de l'inconscience ? Était-ce de la malchance ? A-t-il commis une faute ?
Il ne va plus jamais donner lui et son rêve battu !
Tu peux voler, oui, tu peux !
Laisse le vent te porter,
Déploie les ailes et tu verras :
Tu peux voler, oui tu peux !
Le sommeil vient comme un bon ami. C'est bien qu'il rentre maintenant.
Un premier pas vers le vol des hommes, Dieu sait que ça en valait la peine !
Le prochain d'autres le feront, l'homme un jour
Pourra voler à travers le monde entier, quand il le voudra, et ensuite
Il se libérera de l'étroitesse de sa condition captive,
Avec l'abolition de toutes les frontières, toutes les guerres seront vaincues !
Il entend des voix d'enfant et il le sent, Agnès est là
Dans le wagon sombre. Maintenant, il est tout près de son rêve :
Il voit les cigognes voler, il se voit lui-même dans leur ronde
Libre et sans pesanteur, et par quelque voltige aérienne, monter dans la lumière du soleil !
Tu peux voler, oui, tu peux !
Laisse le vent te porter,
Déploie les ailes et tu verras :
Tu peux voler, oui tu peux !
[Dieser Beitrag wurde am 05.02.2008 - 20:42 von esge aktualisiert]
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